Donner la priorité aux droits des enfants en Somalie

Grâce à ces nouvelles connaissances, ils sont en mesure d'agir au sein de leur communauté pour veiller à ce que les droits soient protégés, que les environnements soient sûrs et que chaque individu – femme, homme, fille ou garçon – puisse réaliser pleinement son potentiel.

Au Somaliland et au Puntland, en Somalie, 42 communautés partenaires de Tostan œuvrent activement depuis trois ans à la promotion Droits Humains. Dans le village de Dila, au Somaliland, l’accent a été mis en particulier sur l’autonomisation de la communauté afin qu’elle respecte les droits des filles et des garçons. Depuis le lancement du programme CEP, cette communauté, traditionnellement conservatrice, a commencé à prêter une oreille attentive à la voix des enfants et à les aider à trouver leur place dans le processus de changement social positif.

« En général, les jeunes filles somaliennes sont très timides et introverties, surtout en public », a déclaré Ibadu Ismail, coordinatrice du Comité de gestion communautaire(CGC) de Dila, « mais grâce au programme CEP de Tostan, nos filles osent désormais s’exprimer librement en public sur différentes violations des droits de l’enfant, telles que les mariages précoces ou forcés, ainsi que toutes les formes de Excision (l'excision) et d’autres formes de violence qu’elles peuvent subir à la maison, dans la société et à l’école. »  

L’éducation des enfants est également une priorité absolue pour la communauté, car celle-ci a pris conscience de son importance pour le bon développement de l’enfant. Ibadu a poursuivi en expliquant comment la communauté s’est transformée : « Avant Tostan, la plupart de nos enfants n’avaient pas la possibilité d’aller à l’école. Ils passaient leur temps dans la brousse à apprendre à garder le bétail de leur famille. Aujourd’hui, grâce aux horaires flexibles des cours d’éducation non formelle de Tostan, ils peuvent à la fois effectuer des tâches ménagères légères et suivre les cours. Ils savent ainsi lire et écrire en somali, et certains ont même pu réintégrer le système scolaire formel, car le programme CEP les a aidés à rattraper les années d’école perdues. »

C’est la solide compréhension des Droits Humains les jeunes participants au programme CEP, leurs familles et leur communauté qui a jeté les bases de ces changements positifs. Leur engagement en faveur Droits Humains leur Droits Humains donné la confiance nécessaire pour partager leurs connaissances avec les autres. Ibadu a déclaré : « Leur participation active à des activités de sensibilisation à travers des sketchs, des chansons et des poèmes contribue grandement à transmettre des messages de changement positif tant aux enfants qu’aux adultes. »