La Conférence interparlementaire sur les mutilations génitales féminines (MGF) : une occasion de mener une action collective

La Conférence interparlementaire sur les mutilations génitales féminines (MGF), qui se tiendra au Conseil économique et social à Dakar, au Sénégal, les 3 et 4 mai, offre aux dirigeants africains et aux responsables gouvernementaux l'occasion de définir une approche commune pour poursuivre les efforts visant à encourager l'abandon total des mutilations génitales féminines (MGF). Une résolution, qui sera rédigée et présentée aux Nations unies (ONU), appellera à l'interdiction de cette pratique traditionnelle néfaste à l'échelle du continent. Les délégués de Dakar prévoient de se rendre à New York afin de sensibiliser la communauté internationale à cet événement et à cette cause.

Organisée par No Peace Without Justice et l’organisation sénégalaise La Palabre, en partenariat avec le ministère sénégalais de la Famille, de la Sécurité alimentaire, de l’Entrepreneuriat féminin, de la Microfinance et de la Petite enfance, cette conférence vise à offrir un espace de réflexion sur les lois adoptées et les avancées réalisées dans le cadre du mouvement contre les mutilations génitales féminines (MGF), afin d’établir les critères d’une résolution des Nations unies interdisant effectivement les MGF sur l’ensemble du continent africain.

 

En 2003, l’ONU a adopté une convention internationale visant à éliminer la discrimination à l’égard des femmes en Afrique : le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique. Dix-neuf pays africains ont adopté des lois interdisant la pratique des mutilations génitales féminines (MGF). Au Sénégal, une loi interdisant cette pratique a été promulguée en 1999 et a depuis été intégrée au code pénal. De nombreux progrès ont déjà été accomplis en matière de protection des droits de l’homme en Afrique. Outre l'occasion de réfléchir à ces réalisations passées, la Conférence interparlementaire permettra aux législateurs au cœur des institutions nationales – notamment les parlements nationaux, l'Assemblée parlementaire de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), l'Assemblée panafricaine, l'Union africaine et l'ONU – de se réunir pour s'accorder sur une approche commune en vue de l'abandon des MGF.

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Photo de Cemre Yesil