Les comités de gestion communautaire collaborent en matière de protection de l'enfance

Les CGCgarantissent la pérennité du programme PRCC global de Tostan. Elles œuvrent à l'amélioration des conditions de vie au sein de leurs communautés en menant des projets de développement local et en promouvant les Droits humains ainsi que des pratiques positives. Les CGC s'efforcent également de diffuser ces informations auprès des communautés voisines par le biais d'activités de mobilisation sociale.

À Djibouti, les CGC des communautés partenaires de Tostan se sont regroupées en quatre fédérations, chacune opérant à l'échelle régionale. Cela signifie qu'elles sont désormais en mesure de se coordonner efficacement entre elles, aidant ainsi d'autres acteurs à susciter un changement social positif dans l'ensemble de ce petit pays.

Inspirés par leur participation à une formation sur la protection de l'enfance, les CGC de Djibouti mènent désormais diverses activités visant à offrir aux enfants un meilleur départ dans la vie, tant au niveau local que dans d'autres communautés de leur région, par l'intermédiaire des fédérations. Les CGC sensibilisent la population à l'importance de l'éducation des enfants, en particulier des filles, en recourant à des techniques pédagogiques traditionnelles telles que le théâtre et en organisant des entretiens individuels avec les parents. Les CGC de Djibouti utilisent les mêmes stratégies pour promouvoir l'enregistrement des enfants à la naissance. Beaucoup de personnes ne sont pas conscientes de l’importance d’obtenir des documents officiels pour leurs jeunes enfants ; les CGC leur expliquent donc que cet enregistrement fait partie du droit fondamental de chaque enfant à un nom et à une nationalité, et leur permettra d’accéder aux soins de santé, à l’éducation et aux services bancaires. Elles accordent également la priorité à la promotion des questions de santé, en encourageant les personnes, individuellement et par le biais de présentations de groupe, à faire vacciner leurs enfants contre les maladies et en leur apprenant comment prévenir des maladies telles que le paludisme et la diarrhée.

« Nous avons appris à travailler ensemble, et surtout à respecter les besoins de nos enfants et des personnes vulnérables. Nous avons désormais un sentiment de solidarité plus fort envers les autres… Aujourd’hui, nous collaborons avec des partenaires pour prendre en charge les personnes atteintes du VIH/sida, et nous sommes en passe d’obtenir un statut juridique pour notre CGC. »

TOUREYA MOUHAMED MOUSSA, CGC , VILLE DE DJIBOUTI, DJIBOUTI