Tostan participe aujourd'hui à la Journée internationale pour l'éradication de la fistule obstétricale
au Mali, dans la région de Koulikoro.
Au cours des dernières années, Tostan a permis à des centaines de femmes de la région de Koulikoro souffrant de fistule de bénéficier d’un traitement médical dans les camps de prise en charge de la fistule mis en place par l’UNFPA, en prenant en charge une partie des frais indispensables liés à ce traitement, tels que le transport vers des établissements de santé éloignés, l’hébergement et la restauration des accompagnateurs, ainsi que les frais médicaux supplémentaires (prescriptions spéciales, kits d’hygiène, médicaments postopératoires). Sans ce soutien, de nombreuses femmes n’auraient pas pu accéder au traitement dont elles avaient besoin.
Selon l'Organisation mondiale de la santé, la fistule obstétricale est évitable : elle peut être largement évitée grâce à un accès précoce aux soins obstétricaux, au report de l'âge de la première grossesse et à l'abandon des pratiques traditionnelles néfastes. Tostan aide les communautés au niveau local à prévenir la fistule.
L'approche de Tostan est globale et intégrée, et la sensibilisation à la prévention de la fistule est rendue possible grâce à son programme d'autonomisation communautaire (CEP), d'une durée de trois ans. Dans le cadre du CEP, les membres de la communauté engagent le dialogue sur des questions importantes liées au bien-être de leur communauté. Ils discutent des droits et des responsabilités de chacun et s'informent sur les bonnes pratiques en matière de santé, tout en acquérant des compétences en lecture, en écriture, en mathématiques et en gestion de projet.
Au cours du module sur la santé, les participants de Tostan reçoivent des informations spécifiques sur la fistule – ce qu’elle est et comment la prévenir – et prennent conscience que le mariage précoce, qui conduit à une grossesse précoce, peut être une cause de fistule si la jeune fille n’a pas accès à des soins de santé adéquats. Comme les participants ont pris conscience de leur droit à la santé et sont encouragés à s’exprimer et à faire entendre leur voix pour mettre fin aux pratiques qui ne contribuent pas au bien-être de leur communauté, ils ont le courage de militer pour l’importance de mettre fin au mariage des enfants et aux mutilations génitales dans leur communauté et au-delà.
