Mobiliser le changement : des participants de Tostan mis en avant dans un rapport de TrustLaw sur le mariage des enfants

Trois anciens participants au programme d’éducation fondé sur les droits humains de Tostan, le Programme d’autonomisation communautaire (CEP), originaires de Keur Issa, au Sénégal, ont été mis à l’honneur dans une vidéo et une série d’articles publiés sur TrustLaw, une ressource en ligne qui donne accès à une assistance juridique gratuite, à des actualités et à des informations sur la bonne gouvernance et les droits des femmes. Ces articles et cette vidéo font partie d’un dossier multimédia spécial de TrustLaw consacré au mariage des enfants. Ce reportage vise à sensibiliser le public aux réalités du mariage des enfants et du mariage forcé, et à mettre en avant ceux qui œuvrent pour mettre fin à cette pratique.

Le premier article, intitulé «Questions-réponses : en première ligne de la lutte contre le mariage des enfants au Sénégal », présente un entretien entre Astou Gueye, présidente du groupe de femmes de Keur Issa, Maimouna Diallo, membre du groupe de mobilisation communautaire des femmes du village, et George Fominyen, l'auteur de l'article. Ces deux leaders, aux côtés d’autres militants communautaires de leur village, dirigent un groupe de femmes qui se rendent dans les villages environnants pour sensibiliser la population aux conséquences néfastes du mariage des enfants.

Interrogée sur les difficultés rencontrées dans le cadre de ce travail, Maimouna Diallo a expliqué : « Au début, cela a été très difficile, car beaucoup de gens n’étaient pas prêts à changer. Mais depuis que la communauté a décidé d’abandonner la pratique du mariage des enfants, [leur] travail est plus facile et [elles] obtiennent de meilleurs résultats. »

Le deuxième article, intitulé« De jeune mariée à militante des droits humains au Sénégal», ainsi que la vidéo qui l'accompagne, mettent en lumière les efforts déployés par Fatou Diakhate pour encourager sa communauté à abandonner la pratique du mariage des enfants. Revenant sur ce qu'elle a appris en matière de santé et de droits humains grâce au Programme d'autonomisation communautaire (CEP), Fatou Diakhate a déclaré : « Nous avons pris conscience que le mariage des enfants posait de nombreux problèmes et qu'il n'était absolument pas bon pour les filles de se marier trop jeunes. »

Une fois que Fatou et d’autres membres de la communauté ont pris conscience des conséquences néfastes du mariage des enfants sur la santé, ils ont commencé à partager ces connaissances avec les autres. En 1998, après de nombreuses discussions communautaires souvent difficiles, l’ensemble de la communauté a décidé de renoncer à cette pratique. La vidéo ci-jointe, intitulée «L’histoire de Fatou : de jeune mariée à militante des droits humains », montre Fatou racontant elle-même son parcours vers la réussite.